Széchenyi thought his friend would forget him as soon as he left Vienna. He does not like stubborn, sober, unhappy, ignorant people, he needs fun, happiness. Since he met him, he has changed profoundly, but not for the better. Since his father’s death, he has felt isolated.
He apologises to him for writing in French and also for not writing perfectly in either French or English, but he will be happy if his friend writes to him about his family. He has no plans for the future; he cannot leave his military service. He does not think about politics because he considers himself a real soldier. Prince Liechtenstein is sure to be well received.
It took three months for his friend’s letter to arrive in Vienna, and if his letter arrived as slowly as his, their correspondence would not progress very fast.
His friend would like him to tell him about the gossip in Vienna, but Széchenyi says it is not worthy of him, so he does not write about it. Next time he writes to him, he will ask him not to mention politics, because he is not interested.
He hopes to see his friend in England before the end of the year. But he asks him not to tell his wife, as she might take it badly.
J’ai[1] eu votre[a] Lettre[b] avec infiniment de plaisir. J’aurais parié cent contre un que vous m’oubliériez en sortant de la ville de Vienne – et que vous auriez peine de retrouver mon nom. Ce n’est point parceque j’ai plus mauvaise idée de vous, que j’en ai généralement de mes amis et de mes amies[2] surtout, mais parceque vous n’et[3] pas plus triste qu’eux, et certainement pas plus solide et raisonnable. – Je dois me féliciter donc doublement que j’ai eu[4] le talent, ou plutôt le bonheur, parceque je n’ai du talent,2 de vous avoir conservé –„ d’avoir conservé un ami Léger, gai et peu raisonnable –„ Vous savez que je n’aime pas les solides,2 les raisonables,[5] en un mot les tristes, pédants et ennuyeux – Il me faut de la distraction de la joie et du plaisir! – Il y avait un tems[6] ou je – n’ai pas parlé de cette facon, hélas, il en fut un. Mais depuis que nous nous4 sommes vus – j’ai totalement changé – et pas à mon avantage, si vous cherchez dans vos amis, ce que je fais profession de cherchez dans les miens. J’ai eu plusieures pertes irréparables – et il n’y a que quatre semaines que mon excellent père a fini de vivre.[c] – Je me trouve absolument isolé, sans liens – et pour ainsi dire seul.– But I see that you wrote to me in a different langwist,[7] and that I did not apologize in the beginning[8] of my Letter, that I took the french amongst all the different tongues, we two one speaking and writing in so great a perfection. I hope how ever to obtain your pardon, so much the more as I see that yourself, you don’t take too much paines in writing Letters. I have not the least perfection to write either the french or the english – that I can assure you – and I take the opportunity to tell you, that I will feel very happy, if you wont be découragé to tell me sometimes how you are – et comme Me de Littleton[d] et vos enfants se postent. – For my sake I’ll send you Letters as often as you please – not being disappointed in the least if, through, my not knowing english, I shall express myself in odd calembourgs[9]– or perhaps not at all –. Le qui est très sure a moins ce j’que nous nous entenderons toujours parfaitement bien, même si par hasard nous nous comprenions pas ce que nous[10] voulons nous4 dire. – Je n’ai pas de projet fixe pour le moment5 – on ne peut quitter le service militaire dans ce moment2[e] – enfin on ne saurait se décider dans ce moment.2 – Je ne parle jamais de politique, je n’en pense pas ce qui plus est – parceque je suis un vrai soldat, c’est à dire un homme payé, discipliné, soldé. Tâchez de me comprendre. L’heureux2 et le fort2 à toujours raison, c’est la seule chose que je vois assez clairement. – Je m’en fâché aussi de tems6 en tems,6 mais inutilement – et ma juste colère n’est pas toujours remarquée. – Avec tout cela j’ai assez de volonté,2 je veux mille choses, je desire une quantité, je souhaite beaucoup – mais le vent et la marée s’y opposent – je recule au lieu d’avancer, et c’est surtout en amour. – Votre pays me conviendrait par excellence – je l’avoue – et votre bonté de m’inviter de venir vous voir à la campagne me touche sensiblement. – Ne craignez rien, vous m’aurez plus que vous ne voudrez. Je me ferai votre inséparable:2 si une fois mon ange tutelaire me permet de passer chez vous, aimable habitant de la fière Albion – Le Prince Lichtenstein[f] sera assurement charmé de la récéption qu l’on lui à faite. Mais n’avez pas pensé que je ne suis que Comte? et qu’il y a une très grande différence entre Prince et Comte? Je vois que vous y allez d’une manière bien légère – hélas je ne vous vois point corrigé.
Votre Lettre qui est digne d’être gardée, parceque elle est charmante, et me servira toujours comme un gage de votre amitié – à mis 3 mois de Londre a Vienne. Si la mienne n’est pas plus pressée – notre correspondance ne marchera pas trop – C’est égal elle marchera toujours, si vous me reponderez tout de suite apris que vous avez eu la mienne. Je natendrerai jamais un demie heure pour repondre aux votres. – Arrivé en Angleterre je ne me séparerai plus de vous, et nous tâcherons de magnetiser tout le monde, par notre amabilité par notre savoir et surtout par notre gaité. – Étes vous des miens?
Vous voulez que je vous dise les aventures, les commérages et les intrigues de Vienne: je n’en connais pas. Le clima est trop10 rude pour l’amour,2 qui, comme vous savez, ne peut pas étre trop habillé – Les aventures sont d’un genre triste et les commérage d’un genre si peu digne de vous que je m’en passerai de vous les répêter.
Si vous m’écrivez, mettez vos Lettres tout uniment à la poste – on ne nous fera jamais l’honneur à moi et à vous d’ouvrir nos lettres et de les trouver dangeureuses. Ne me parler surtout pas de politique parceque votre Reine, dont vous me parlez malheureusement beaucoup, et notre Roi ne m’intéressent pas plus qu’une bonne perdrix d’Eisenstadt[g] dont j’en ai tué plusieures en pensant à vous.
Mon phisique ne[11] pas mieux que mon moral – et je maigri et comme je maigri! depuis que je ne dine plus chez vous! J’espère vous voir en Angleterre avant que l’année soit écoulée. Comment et pourquoi? Je l’ignore. Après10 avoir magnetisé tout le monde nous nous embarquerons a holy head[h] pour les êtats unis2 pour y voir la chute de la niagara! – N’est-ce pas? – N’en dites rien à Mme de Littleton parceque sans cela elle me recevroit bien mal. – N’est-ce pas mon cher heureux mortel? Je suis enchanté de sa santé. Dites lui que je suis toujours’ prêt à me faire couper ce certain doigt pour lui être5 utile: mais n’en fait pour […][12] plaisanterie, car, vous savez, elle me donne […] le cauchemar. —
Si je relis ma lettre, (c’est ce que je ne ferai pas) j’ai peur de l’envoyer. Elle ne sera pas lisible – parceque Je l’envoie toujours, prenez et appréciez la bonne volonté et pensez a moi de tems6 en tems.6
Écrivez moi tout de suite et croyez moi votre bien attaché ami.
Széchényi
Vienne 14 de Janvier 1821
[1] The letter was collected by Ervin Fenyő, a literary historian and Széchenyi researcher, during his first research trip to England. The text of the letter was transcribed and translated by Eszter Mózes, a teacher of French and history and a clinical child psychologist; the translation was edited by András Szeredás, a dramaturg and literary translator. The summary was prepared based on their translation.
[2] Széchenyi’s underlining with straight line.
[3] Instead of n’êtes.
[4] Interlining afterwards.
[5] Széchenyi’s underlining with wavy line.
[6] Instead of temps.
[7] Instead of language.
[8] Corrected word.
[9] Instead of calembours.
[10] One word deleted.
[11] Missing word: va.
[12] This section of the text is illegible due to a tear in the letter paper.
[a] Edward John Littleton (1791–1863) Baron Hatherton, British Tory and later Whig politician. There is no record of when he met Széchenyi, presumably during the count’s first trip to England.
[b] The letter is not known, but Széchenyi refers to it in his diary as having been received on the 13th. SzIn 2. 114. Gyula Viszota mistakenly identified the baron as Wood of Littleton, husband of Caroline, daughter of the Viennese envoy, Lord Stewart, (Lord Stewart’s daughter Adelaide Emelina Caroline Vane [c. 1830–1882] was born later, and ran away with her brother’s tutor, the Reverend Frederick Henry Law, bringing shame on the family.)
[c] Count Ferenc Széchényi died on 13 December 1820. However, Széchenyi’s dramatic situation here is not only due to the loss of his father. A few months earlier, his young love, the wife of his brother Pál, Caroline Meade (1794–1820) died, and he felt responsible for her death throughout his life.
[d] Baron Hatherton’s first wife, Hyacinthe Mary Wellesley (1789–1849).
[e] Although he often thought about independence, he did not want to leave the military yet, he wanted to be promoted to major.
[f] Most likely General Prince Wenzel Liechtenstein (1767‒1842), a friend of Széchenyi.
[g] Kismarton (Sopron County), one of Prince Miklós Esterházy’s estate centers.
[h] A town on the island of Anglesey, Wales.
Recommended reference:
István Széchenyi to Edward John Littleton, Vienna, 14 January 1820. Edited and annotated by Szilvia Czinege. Published in Correspondence of István Széchenyi. Digital edition. Edited by Szilvia Czinege and Zoltán Fónagy. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ Abbreviation for further references: SzIL-Digit.