Magyar fordítását közli: Mészáros 1991. 67–68.
Csernecről azt a meglepő utasítást kapták emberei a Vaskapunál, hogy hagyják abba a munkát és vonuljanak vissza. Széchenyi ezt nem várta, mivel Metternich hercegtől azt a hírt kapta, hogy a Török Porta kedvezően viseltetik a dunai munkálatok iránt. Nem hiszi, hogy ezt az utasítást Ghika fejdelem adta, mert találkozásukkor jóságot mutatott irányába és pártfogást ígért. Reméli, rövidesen tisztázódik a félreértés.
A munkák folytatásához mindent előkészítettek, várják, hogy apadjon a Duna. A munkálatok a fejedelem számára is hasznosak. Kéri, adjon arra utasítást, hogy folytathassa munkáját. Ha ezt megtagadja tőle, akkor kéri, értesítse. Várakozó álláspontra helyezkedik.
még egy kérése van. Valószínűleg Vidinbe kell utazni, és ezt az Argo fedélzetén tervezi megtenni, ami akkor éppen Zsidosticában volt. Azt kéri, hogy utazása után az Argo ide visszatérhessen telelni, és ugyanakkor a karantént is ott tölthesse. Ha az idő kedvező marad, akkor telelhet Csernecben is.
Votre Altesse[a]
Les bontés que vous avez eues pour moi pendant mon séjour á Bukarest, m’encouragent de m’adresser directement á Vous.
II y a environ quatre jours que l’Otkermuitor de Csernecz[b] a envoyé un de ses officiers de police á la porte de fer, pour annoncer à mes gens, qui y sont occupés, de ne plus continuer leurs travaux ni dans le lit du Danube, ni sur les rives du territoire valaque désormais, mais de se rétirer incessamment.
J’avoue que je n’étais pas peu surpris de cette nouvelle, que je viens de recevoir seulement à présent, et que je ne m’y attendais guère, surtout comme il vient de m’être annoncé de la part de son Altesse le Prince de Mettemich,[c] que la Porte Ottomane s’est montrée favorable à l’égard de nos travaux du Danube et avait dejà envoyé son Commissaire ici, pour qu’il s’abouche avec moi, et qui doit — comme on me dit dans ce moment — dejà étre arriver à Viddin.[d]
Rien ne pourrait diminuer la confiance, que la noblesse de votre caractère m’a inspirée, aussi ne pourrais-je jamais croire que cet ordre soit émané de Vous, tandis que Vous venez de me combler de tant de bontés et de me promettre votre protection. Il me semble qu’il doit y avoir une erreur, qui, j ’espère ne tardera pas à s’éclaircir.
Il est à esperer, que l’eau du Danube, qui a crû un peu, tombera de nouveau et que je parviendrai à couper un passage dans les rochers de la Porte de fer. Tous les préparatifs sont faits, et je n’attends que le moment favorable pour éxécuter un travail, qui peut-être ne sera pas de la dernière utilité à Votre Principauté — tandis que Mr de Milosch[e] a commancé il y a environ 4 semaines à employer au delà de mille personnes pour déblayer le lit du Danube de sa rive, sans se gêner, et sans attendre la permission de qui que ce soit.
Veuillez donc, mon Prince, donner Vos ordres, que l’on me laisse continuer mes travaux et que l’on me permette aussi d’employer mes gens à la fabrication de vos chaussées tandis que l’eau du Danube ne tombe pas, pour que je ne les paie pas tout-à-fait inutilement.
Si cependant vous aviez des raisons majeures pour m’interdire le privilège de travailler sur Votre territoire, ayez la bonté de m’adresser quelques mots de confiance, sur lesquels, n’en doutez pas, mon honneur veillera toujours, et sans que ma confiance ou mon respect pour Vous diminuassent, je rétirerai mes ouvriers sans bruit, sans faire des paroles, et je reviendrai sur mes pas peut-être un jour, dont les rayons me seront plus propices.
J’ai encore une grâce à Vous demander, mon Prince.
Il serait possible, que je trouve utile de me rendre à Viddin. Mais comme c’est assez difficile de s’y rendre dans cette saison, je compte y aller sur le bateau à vapeur Argo,[f] qui se trouve dans ce moment á Zsidosticza.[g] Il est naturel, que le bateau sera compromis par ce voyage, vu que je compte rester plusieurs jours à Viddin. La faveur que je sollicite, consiste donc seulement, en ce que Vous vouliez permettre, que le bateau puisse à son retour faire sa quarantaine à Zsidosticza, le seul endroit, où il est garanti des glaçons, et où il doit passer l’hiver, si le tems tournait au mauvais; car s’il reste beau, et que le bateau n’ait rien à craindre du danger des glaçons, il pourrait passer sa quarantaine à Csernecz (Skela Grladova),[h] et je crois d’autant plus, que le gardien Jean Porfyros, qui vient d’être envoyé de Bukarest, résidant dans ce moment sur le bateau à vapeur connaît très bien toutes les méthodes et mesures de la purification.
Je me permets de Vous dire — en Vous priant de me rappeler au souvenir de Mrs vos frères et Mesdames vos belles-soeurs, que c’est a Vous seul[1] que j’adresse ces lignes.
Daigner agréer les sentiments de ma plus haute considération, avec laquelle j’ai l’honneur d’être Votre Altesse Votre très humble et très obéissant serviteur. Orsova, ce 12 Novembre 1834.
[1] Széchenyi aláhúzása egyenes vonallal.
[a] Alexandru Ghika (1796–1862) havasalföldi fejedelem (1834–1842), később Havasalföld kajmakámja (kormányzója, 1856–1858).
[b] Tsernez/Csernez Havasalföld területén.
[c] Klemens Wenzel Lothar von Metternich herceg (1773–1859) osztrák államférfi, 1809 óta Ausztria külügyminisztere, államkancellárja (1821–1848) és az osztrák politika irányítója.
[d] Vidin város Bulgária északnyugati részén.
[e] Miloš Obrenović (1780–1860) szerb fejedelem 1817–1839 és 1858–1860 között.
[f] A Duna Gőzhajózási Társaság gőzhajója.
[g] Pontosan nem sikerült azonosítani, valószínűleg település a Kozla-zuhatag közelében.
[h] Skela-Gladova havasalföldi helység a Duna bal partján. Mai neve Schela Cladovei.
Ajánlott hivatkozás:
Széchenyi István Alexandru Ghikának, Orsova, 1834. november 12. S. a. r. és jegyz.: Czinege Szilvia. Közli: Széchenyi István levelezése. Digitális kiadás. Szerk. Czinege Szilvia–Fónagy Zoltán. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ További hivatkozásnál rövidítve: SzIL–Digit.