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Címzett Edward John Littleton
Írás helye Bécs
Dátum 1821. január 14.
Nyelv francia
Címke utazás érzelmek tervek találkozó
Őrzés helye Staffordshire Record Office D260/M/F/5/27/2/17A
Közlés helye -
Minősítés Eredeti
Tartalmi kivonat

Széchenyi azt hitte, barátja elfelejti őt, mihelyt elhagyja Bécset. Nem szereti a konok, józan, boldogtalan, tudálékos embereket, szórakozásra, boldogságra van szüksége. Mióta találkozott vele, alaposan megváltozott, de nem előnyére. Apja halála óta elszigeteltnek érzi magát.
Elnézést kér tőle, amiért franciául ír, és azért is, mert sem franciául, sem angolul nem ír tökéletesen, de boldog lesz, ha barátja majd ír neki, hogy van a családja. Jövőjére vonatkozóan terve nincs, a katonai szolgálatot nem hagyhatja félbe. Politikára nem gondol, mert igazi katonának tartja magát. Liechtenstein hercegnek biztosan tetszeni fog a fogadtatás.
Barátja levele csak három hónap múltán érkezett meg Bécsbe, ha az övé is ilyen lassan érkezik meg, levelezésük nem fog nagy léptekkel haladni.
Barátja szeretné, ha mesélne a bécsi pletykákról, de Széchenyi szerint azok nem méltók hozzá, így nem ír róluk. Kéri, ha legközelebb ír neki, politikáról ne ejtsen szót, mert nem érdekli.
Reméli, még az év vége előtt viszontláthatja barátját Angliában. De kéri, hogy ne szóljon a feleségének, mert még rosszul fogadná.

Edward John Littleton

J’ai[1] eu votre[a] Lettre[b] avec infiniment de plaisir. J’aurais parié cent contre un que vous m’oubliériez en sortant de la ville de Vienne – et que vous auriez peine de retrouver mon nom. Ce n’est point parceque j’ai plus mauvaise idée de vous, que j’en ai généralement de mes amis et de mes amies[2] surtout, mais parceque vous n’et[3] pas plus triste qu’eux, et certainement pas plus solide et raisonnable. – Je dois me féliciter donc doublement que j’ai eu[4] le talent, ou plutôt le bonheur, parceque je n’ai du talent,2 de vous avoir conservé –„ d’avoir conservé un ami Léger, gai et peu raisonnable –„ Vous savez que je n’aime pas les solides,2 les raisonables,[5] en un mot les tristes, pédants et ennuyeux – Il me faut de la distraction de la joie et du plaisir! – Il y avait un tems[6] ou je – n’ai pas parlé de cette facon, hélas, il en fut un. Mais depuis que nous nous4 sommes vus – j’ai totalement changé – et pas à mon avantage, si vous cherchez dans vos amis, ce que je fais profession de cherchez dans les miens. J’ai eu plusieures pertes irréparables – et il n’y a que quatre semaines que mon excellent père a fini de vivre.[c] – Je me trouve absolument isolé, sans liens – et pour ainsi dire seul.– But I see that you wrote to me in a different langwist,[7] and that I did not apologize in the beginning[8] of my Letter, that I took the french amongst all the different tongues, we two one speaking and writing in so great a perfection. I hope how ever to obtain your pardon, so much the more as I see that yourself, you don’t take too much paines in writing Letters. I have not the least perfection to write either the french or the english – that I can assure you – and I take the opportunity to tell you, that I will feel very happy, if you wont be découragé to tell me sometimes how you are – et comme Me de Littleton[d] et vos enfants se postent. – For my sake I’ll send you Letters as often as you please – not being disappointed in the least if, through, my not knowing english, I shall express myself in odd calembourgs[9]– or perhaps not at all –. Le qui est très sure a moins ce j’que nous nous entenderons toujours parfaitement bien, même si par hasard nous nous comprenions pas ce que nous[10] voulons nous4 dire. – Je n’ai pas de projet fixe pour le moment5 – on ne peut quitter le service militaire dans ce moment2[e] – enfin on ne saurait se décider dans ce moment.2 – Je ne parle jamais de politique, je n’en pense pas ce qui plus est – parceque je suis un vrai soldat, c’est à dire un homme payé, discipliné, soldé. Tâchez de me comprendre. L’heureux2 et le fort2 à toujours raison, c’est la seule chose que je vois assez clairement. – Je m’en fâché aussi de tems6 en tems,6  mais inutilement – et ma juste colère n’est pas toujours remarquée. – Avec tout cela j’ai assez de volonté,2 je veux mille choses, je desire une quantité, je souhaite beaucoup – mais le vent et la marée s’y opposent – je recule au lieu d’avancer, et c’est surtout en amour. – Votre pays me conviendrait par excellence – je l’avoue – et votre bonté de m’inviter de venir vous voir à la campagne me touche sensiblement. – Ne craignez rien, vous m’aurez plus que vous ne voudrez. Je me ferai votre inséparable:2 si une fois mon ange tutelaire me permet de passer chez vous, aimable habitant de la fière Albion – Le Prince Lichtenstein[f] sera assurement charmé de la récéption qu l’on lui à faite. Mais n’avez pas pensé que je ne suis que Comte? et qu’il y a une très grande différence entre Prince et Comte? Je vois que vous y allez  d’une manière bien légère – hélas je ne vous vois point corrigé.      

Votre Lettre qui est digne d’être gardée, parceque elle est charmante, et me servira toujours comme un gage de votre amitié – à mis 3 mois de Londre a Vienne. Si la mienne n’est pas plus pressée – notre correspondance ne marchera pas trop – C’est égal elle marchera toujours, si vous me reponderez tout de suite apris que vous avez eu la mienne. Je natendrerai jamais un demie heure pour repondre aux votres. – Arrivé en Angleterre je ne me séparerai plus de vous, et nous tâcherons de magnetiser tout le monde, par notre amabilité par notre savoir et surtout par notre gaité. – Étes vous des miens?

       Vous voulez que je vous dise les aventures, les commérages et les intrigues de Vienne: je n’en connais pas. Le clima est trop10 rude pour l’amour,2 qui, comme vous savez, ne peut pas étre trop habillé – Les aventures sont d’un genre triste et les commérage d’un genre si peu digne de vous que je m’en passerai de vous les répêter.

        Si vous m’écrivez, mettez vos Lettres tout uniment à la poste – on ne nous fera jamais l’honneur à moi et à vous d’ouvrir nos lettres et de les trouver dangeureuses. Ne me parler surtout pas de politique parceque votre Reine, dont vous me parlez malheureusement beaucoup, et notre Roi ne m’intéressent pas plus qu’une bonne perdrix d’Eisenstadt[g] dont j’en ai tué plusieures en pensant à vous.

       Mon phisique ne[11] pas mieux que mon moral – et je maigri et comme je maigri! depuis que je ne dine plus chez vous! J’espère vous voir en Angleterre avant que l’année soit écoulée. Comment et pourquoi? Je l’ignore. Après10 avoir magnetisé tout le monde nous nous embarquerons a holy head[h] pour les êtats unis2 pour y voir la chute de la niagara! – N’est-ce pas? – N’en dites rien à Mme de Littleton parceque sans cela elle me recevroit bien mal. – N’est-ce pas mon cher heureux mortel? Je suis enchanté de sa santé. Dites lui que je suis toujours’ prêt à me faire couper ce certain doigt pour lui être5 utile: mais n’en fait pour […][12] plaisanterie, car, vous savez, elle me donne […] le cauchemar. —

       Si je relis ma lettre, (c’est ce que je ne ferai pas) j’ai peur de l’envoyer. Elle ne sera pas lisible – parceque Je l’envoie toujours, prenez et appréciez la bonne volonté et pensez a moi de tems6 en tems.6

       Écrivez moi tout de suite et croyez moi votre bien attaché ami.

Széchényi

       Vienne 14 de Janvier 1821


[1] A levelet Fenyő Ervin irodalomtörténész, Széchenyi-kutató gyűjtötte első angliai kutatóútja idején. A levél szövegének átírója és fordítója Mózes Eszter francia–történelem szakos tanár, klinikai gyermekpszichológus, a fordítás kontrollszerkesztője Szeredás András dramaturg, műfordító. A tartalmi kivonat az ő fordításuk alapján készült.

[2] Széchenyi aláhúzása egyenes vonallal.

[3] n’êtes helyett

[4] Utólag beszúrva.

[5] Széchenyi aláhúzása hullámos vonallal.

[6] temps helyett

[7] language helyett

[8] Javított szó.

[9] calembours helyett

[10] Törölve egy szó.

[11] Hiányzó szó: va.

[12] A levélpapír szakadása miatt olvashatatlan szövegrész.


[a] Edward John Littleton (1791–1863) Hatherton bárója, brit tory-, majd whig-párti politikus. Nincs rá adat, mikor ismerkedtek meg Széchenyivel, feltehetően a gróf első angliai útja során.

[b] A levél nem ismert, de Széchenyi utal rá naplójában, hogy 13-án megkapta. SzIN 2. 114. Viszota Gyula tévesen azonosította a bárót Wood of Littletonként, Lord Stewart bécsi követ Caroline lányának férjeként. (Lord Stewart lánya, Adelaide Emelina Caroline Vane [1830k.–1882] később született, és egyébként testvére nevelőjével, Frederick Henry Law tiszteletessel szökött meg szégyent hozva ezzel a családra.)

[c] Széchényi Ferenc gróf 1820. december 13-án hunyt el. Széchenyi azonban itt nemcsak az apja halála miatti veszteség miatt van drámai helyzetben. Néhány hónappal korábban hunyt el ifjúkori szerelme, Pál bátyjának felesége Caroline Meade (1794–1820), akinek halála miatt egész életén át felelősnek érezte magát.

[d] Hatherton báró első felesége, Hyacinthe Mary Wellesley (1789–1849).  

[e] Noha gyakran gondolt a függetlenségre, a katonai pályát mégsem akarta még elhagyni, szerette volna, ha előléptetik őrnaggyá.

[f] Valószínűleg Liechtenstein Vencel herceg (1767‒1842) tábornok, Széchenyi barátja.

[g] Kismarton (Sopron megye), Esterházy Miklós herceg egyik birtokközpontja.

[h] A walesi Anglesey szigeten lévő város.

Ajánlott hivatkozás:

Széchenyi István Edward John Littletonnak, Bécs, 1821. január 14. S. a. r. és jegyz.: Czinege Szilvia. Közli: Széchenyi István levelezése. Digitális kiadás. Szerk. Czinege Szilvia–Fónagy Zoltán. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ További hivatkozásnál rövidítve: SzIL–Digit

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