Magyar fordítását közli: Mészáros 1991. 59–60.
Aznap kapta a hírt, hogy a Galac és Skela Gladova között közlekedő hajók nem köthetnek ki havasalföldi területen, hanem kénytelenek lesznek karanténnak alávetni magukat. A helyszínre utazott, hogy megbizonyosodjon róla, valóban úgy találta, csak az orosz hajókra nem vonatkozik a rendelkezés. De az Argora igen.
Felhívja a figyelmét, hogy az Argo kapitánya parancsot kapott arra, hogy nem érintkezhet a Duna jobb partjával. A Bécsben kibocsájtott rendelkezések pedig az utazók és kereskedők gyors és akadálytalan közlekedését szolgálják, és a kormányzat arról értesítette a Duna Gőzhajózási Társaságot, hogy számíthatnak a fejedelem támogatására.
Biztos benne, hogy nem kell részleteznie, milyen előnyökkel jár a megélénkülő kereskedelmi forgalom.
Egyes hírek szerint a fejedelem országában állomásozó néhány egészségügyi tisztviselő nem megfelelően végzi a munkáját.
Még aznap jelentést ír Bécsnek, kéri, eskesse fel Skela Gladovában az Argo legénységét, és mentse fel őket a vesztegzár alól.
Néhány napja volt szerencséje megismerkedni Mayer úrral, akit arra kért, mutassa be Széchenyit a fejedelemnek.
Mon Prince![a]
C’est aujourd’hui, que j’ai eu la nouvelle, que conformément à un ordre nouvellement parti de Boucaresti tous les bateaux navigant entre Galacz[b] et Skela Gladova[c] ne pourront dorénavant plus mettre pied sur le territoire valaque, mais[1] seront contraints de subir la quarantaine préscrite pour les bateaux venant de la rive droite du Danube ou de l’Orient.
Je me suis instantanément rendu sur le lieu en personne pour vérifier la réalité de cet ordre, et j’ai entendu à Skela Gladova, d’ou je viens dans ce moment, qu’en effet excepté les bateaux du gouvernement russe – tous les autres étaient compris dans cet ordre, et que par conséquent le bateau à vapeur Argo sera également détenu dans une quarantaine de quinze jours.
Permettez moi, mon Prince, de Vous observer, que le capitain du susdit bateau a l’ordre le plus strict de ne pas toucher sur la rive droite; vu que la Société voulait sacrifier tous les intérêts commerciaux avec la Turquie pour pouvoir rester en pratique avec Vos états; que toutes les annonces parties de Vienne assurent un prompt et libre passage aux voyageurs et négociants; et qu’enfin notre gouvernement, qui s’intéresse si vivement à la réussite de l’entreprise vient de donner à la Direction de la Société à bateaux à vapeur l’assurance la plus satisfaisante de la bonté et de la bienveillance, avec laquelle Vous aviez bien voulu accueillir les sollicitations de la Société et d’en protéger les intérêts.
Je suis sûr, mon Prince, que je n’ai pas besoin de Vous rappeler tout le bien qui résulterait d’un commerce plus vif entre Vos états et ceux de sa Majesté l’Empereur d’Autriche mon Auguste Maître, et je me borne seulement à Vous dire, que si la Société a’ bateaux à vapeur ne peut pas se réjouir de Votre bienveillance et de Votre protection dans toute la force du terme, tous ses efforts n’aboutiront à rien, et le commerce entre les deux pays sera stagnant comme ci-devant.
Le capitaine du bateau à vapeur Argo[d] paie depuis plusieurs mois un individu de la quarantaine valaque de Skela Gladova, qui est toujours à bord pour qu’il puisse être témoin de la conduite du capitaine.
La sévérité de l’ordre, dont je me permets de parler, provient à ce qu’on me dit de l’irrégularité de la conduite de quelques officiers de santé stationnés sur les frontières de Vos états. Si c’est ainsi, il n’y a pas de réflexion à faire contre des mesures si sages; mais voudriez vous, mon Prince, nous punir aussi, — nous, qui nous nous faisons un honneur d’obéir à vos ordonnances, et sacrifions volontiers nos intérêts de la rive droite pour rester en alliance avec Votre pays et Vos intérêts.
Je ferai mon rapport à Vienne encore ce soir, et je dirai, que je Vous ai prié de faire prêter serment à tout l’équipage du bateau à vapeur Argo, en arrivant à Skela Gladova, où il est attendu entre le 17 et 18 de ce mois du nouveau style, et de lui faire grace de la quarantaine, s’il est évident, que le bateau n’était point en contact avec la rive droite et aucune personne suspecte.
Veuillez de grace mon Prince, agréer aux demandes que j’ai osé Vous faire, et donner les ordres nécessaires et prompts pour en procurer l’exécution.
Il y a quelques jours que j’ai eu l’honneur de faire la connaissance de Mr.[2] de Mayer[e] qui a été si aimable de se présenter á moi à l’échelle d’Orsova; je l’ai prié de me mettre à Vos pieds, et de Vous prier de me permettre de pouvoir aller Vous faire ma cour dans le courrant de cet automne.
Je réitère ici ma demande, et saisis cette occasion pour Vous assurer, mon Prince, de la considération la plus distinguée, avec laquelle j’ai l’honneur d’être, mon Prince Votre très humble serviteur.
Orsova, le 13 Septembre 1834
[1] Javított szó.
[2] Monsieur
[a] Alexandru Ghika (1796–1862) havasalföldi fejedelem (1834–1842), később Havasalföld kajmakámja (kormányzója, 1856–1858).
[b] Galac, románul Galați, Dunamenti megyeszékhely a mai Románia délkeleti részén.
[c] Skela-Gladova havasalföldi helység a Duna bal partján. Mai neve Schela Cladovei, közelében találhatók Traianus császár hidjának romjai.
[d] A Duna Gőzhajózási Társaság gőzhajója.
[e] Ghika fejedelem orvosa, akivel naplója szerint szeptember 8-án találkozott. SzIN 4. 492.
Ajánlott hivatkozás:
Széchenyi István Alexandru Ghika-nak, Orsova, 1834. szeptember 13. S. a. r. és jegyz.: Czinege Szilvia. Közli: Széchenyi István levelezése. Digitális kiadás. Szerk. Czinege Szilvia–Fónagy Zoltán. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ További hivatkozásnál rövidítve: SzIL–Digit.