Magyar fordítását közli: Kovács–Körmendy–Mázi–Oplatka 246–247.
Hibázna, ha úgy lépne Havasalföld területére, ha nem emlékezne meg a fejedelemről.
Már régen hallott felőle, s maga is régen járt azon a vidéken, lefoglalta az országgyűlés és házasságkötése. De most ismét visszatért a megkezdett munkához, már 10 napja Mehádia fürdőn van szállása, útjára felesége is elkísérte.
Június 29-én járt Skela Gladovában, ahol barátságosan és előzékenyen fogadták. Ezért elcsüggeszti, hogy a magyar oldalon viszont gyakoriak a nehézségek a vesztegzár és a vám törvények miatt. Széchenyi reméli, a fejedelem felismeri a jóakaratot a két ország kereskedelmének megkönnyítése miatt.
Salamon ezredes meglátogatta őt az orsovai kikötőnél, általa küldi hódolatát a fejedelemnek.
A nádor szeretné a vidéket meglátogatni, azonban útját őszre kellett halasztania.
Üdvözli testvéreit, és kéri, legyen továbbra is a dunai hajózás pártfogója.
Votre Altesse[a] – Vraiment je penserais manquer à vous et à moi, si jamais je pouvais toucher le sol valaque sans me rappeler à vous. Les bontés que vous avez eues pour moi ne s’effaceront jamais de ma mémoire, et vous vous avez attaché un coeur, qui ne commit point l’ingratitude mais sait apprecier les sentimens généreux de la confiance qu’on lui porte.
II y a long-tems[1] que je n’ai eu de vos nouvelles, et bien long-tems1 aussi, que je n’ai pu venir voir les bords du Danube dans ces contrées. La diéte de la Hongrie m’avait entiérement absorbé,[b] et encore un mariage que j’ai contracté, depuis que j’ai eu l’honneur de vous voir avec une personne, que j’aime depuis que je pense, et qui fait le bonheur de ma vie. Mais comme je ne me classe pas dans les rangs de ceux, qui démordent facilemeiit, et qui ne savent que commencer et point finir, je me suis tout-a-fait remis à nos travaux du Danube et réside depuis une dixaine de jours aux bains de Méhadia, où ma femme, malgré tous les inconvéniens du voyage a eu la bonté de m’accompagner.
Le 29 Juin je me suis rendu à Skela Gladova et je n’y ai trouvé qu’amabilité et prévenance. Je ne peux assez me louer du Directeur de la Quarantaine, qui s’attache rigoureusement à-ses devoirs, sait faire observer toutes vos ordonnances avec rigeur, mais sait aussi – ce qui est si rare et serait si désirable partout — faire éviter toutes les difficultés et chicanes, qui émanent si facilement des lois de douane et de quarantaine, si l’on passe outre le strict nécessaire. Vous ne sauriez croire comme je suis peiné que de notre côté il y a bien souvent de petites difficultés, qui ne ressemblent pas — il faut l’avouer — à l‘amabilité valaque, dont je ne pourrais jamais dire assez. Mais j’espére que vous rendrez justice à la bonne volonté, que plusieurs de nous, nous nous donnons à faciliter le commerce entre les deux pays voisins, et qu’il n’évitera pas votre sagacité, qu’il y a bien plus de difficultés d’améliorer les institutions une fois établies et d’en éraciner les abus, que d’en établir de nouvelles plus conformes aux états des choses.
Le lendemain de ma course à Skela Gladova le Colonel Salamon eut la bonté de venir me faire visite à la Skela d’Orsova, J’avais bien du plaisir à revoir ce digne militaire qui jouit d’une si grande reputation; et je I’ai prié de me rappeler à votre souvenir et de me mettre à vos pieds. C’est ce qu’il ma aussi promis; mais — comme je me suis permis de vous le dire au commencement de celle-ci, j’aurais cru manquer à vous et à moi de ne pas ’Mich gehorsamst zu melden’ en mettant le pied sur le territoire de votre principauté. Je ne me sens tranquille qu’en expédiant cette lettre, que vous voudrez bien agréer avec votre bienveillance accoutumée.
L’archiduc-palatin s’est[2] tout-à-fait décidé de venir voir ces environs et j’aurais du l’accompagner; des affaires imprévues et l’indisposition d’une de ses petites filles cependant l’ont fait changer de volonté, et ce sera probablement dans le courant du mois de Septembre que son Altesse l’Archiduc entreprendra ce voyage. I’irai le chercher à la fin d’Août, et resterai en attendant à peu près ici.
Veuillez cher Prince, me rappeler au souvenir de Mrs vos frères et Mesdames vos soeurs et bellesoeurs continuer à protéger la navigation du Danube[3] et ne pas oublier que vous avez ici un fidèle et bien dévoué serviteur, qui se dirait très heureux si vous vouliez bien disposer de sa personne et qui s’appelle. Votre Altesse le plus obéissant de vos Serviteurs Le Comte E.[4] Széchenyi.
Aux bains de Méhadia[c] le 3 Juilett 1836.
[1] longtemps helyett
[2] Törölve egy szó.
[3] Utólag betoldva.
[4] Etienne
[a] Alexandru Ghika (1796–1862) havasalföldi fejedelem (1834–1842), később Havasalföld kajmakámja (kormányzója, 1856–1858).
[b] Az országgyűlést 1836. május 2-án rekesztették be.
[c] Herkulesfürdő, ma Bâile Herculane Romániában.
Ajánlott hivatkozás:
Széchenyi István Alexandru Ghika-nak, Mehádia fürdő, 1836. július 3. S. a. r. és jegyz.: Czinege Szilvia. Közli: Széchenyi István levelezése. Digitális kiadás. Szerk. Czinege Szilvia–Fónagy Zoltán. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ További hivatkozásnál rövidítve: SzIL–Digit.