Magyar fordítását közli:
Kovács–Körmendy–Mázi–Oplatka 173–174.
Pozsonyban megkapta a báróné leveleit. Fenntartás nélkül bízhat benne, de nemcsak a férje iránti tisztelete miatt, hanem a báróné helyzete miatt is.
Mindent megtesz érte.
Június 10-én indul Orsovába, de néhány héten belül visszatér.
Pest 14 Mai 1834
Madame,[a]
Les deux lettres datées du 10 Janvier[b] et du 28 Avril,[c] que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, me sont arrivées, quand je passais par Presbourg – il y a bien peu de[1] jours — presque ensemble. Je m’empresse à vous dire, Madame, que je me sens extrêmement honnoré de la confiance que vous vouliez bien placer en moi. Quand je passai par Arad,[d] uniquement dans le but de vous offrir mes services, je ne fis point de phrases banales, et si vous avez compté sur moi, je ne vous tromperai certainement pas.
Oui, Madame, vous pouvez disposer de moi sans reserve! Mais permettez moi de vous dire en même temps, que ce n’est point l’amitié que j’ai eu pour Mr[2] votre mari, qui m’engage de vous être utile, car je ne l’estimais que comme soldat, mais c’est votre position comme étrangère, qui voulait bien confier son sort et sa vie a un hongrois — qui me dicte le devoir de vous protéger dans un pays, ou malheureusement les faibles ont si souvent tort.
Mais je n’ai que1 la bonne volonté à vous offrir, Madame. La carrière militaire que j’avais embrassée depuis ma jeunesse, ne m’a guère permis de faire des études très exactes de nos lois; la carrière politique en revanche, dans laquelle je suis rentré depuis que nous commençames encore à avoir des diètes,[e] m’a brouillé avec presque tout ce qui est au pouvoir, tous ceux qui sont à la tête des affaires; les peines, les fatigues que je me donne pour servir tant soit peu ma patrie, ont tellement deterioré, cassé ma santé, ma constitution; les commérages, les attaques les plus injustes, la froideur du peu d’amis enfin — que j‘ai, ont tellement navré de douleur ma propre âme, – que je ne pourrais guère servir pour soutien à qui que ce soit.
Mais cependant comme vous avez ma parole, je ne veux plus retraiter …[3] et le bon Dieu sait “que je ferai de mon mieux.”
Je pars ce 10 Juin pour Orsova et delà je ne sais pas jusque où, pour continuer mes travailles dans le Danube; je compte cependant être de retour dans quelques semaines si Dieu dispose comme je propose.
Je serai toujours très heureux de pouvoir vous être utile, et saisis cette occasion pour vous prier de vouloir bien agréer l’assurance de ma plus parfaite considération, avec laquelle je suis
Madame
votre très obéissant serviteur
[1] Törölve egy szó.
[2] Monsieur
[3] Széchenyi pontozása.
[a] Báró Simonyi Józsefné Hegelsfürti Leiner Terézia, Simonyi ezredes (1771–1832) özvegye.
[b] Simonyi Teréz Széchenyi Istvánnak, Arad, 1834. január 11. DM Lsz. 28-17.396.
https://global.museum-digital.org/object/1825263
[c] Simonyi Teréz Széchenyi Istvánnak, Arad, 1834. április 28. DM Lsz. 28-17.397.
https://global.museum-digital.org/object/1825241
[d] 1833. október 5-én tett látogatást a bárónénál. SzIN 4. 423.
[e] 1825-ben.
Ajánlott hivatkozás:
Széchenyi István Simonyi Teréznek, Pest, 1834. május 14. S. a. r. és jegyz.: Czinege Szilvia. Közli: Széchenyi István levelezése. Digitális kiadás. Szerk. Czinege Szilvia–Fónagy Zoltán. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ További hivatkozásnál rövidítve: SzIL–Digit.