Megkapta február 7-i levelét, és szomorúan látja, hogy lehetetlen neki tanácsot adni.
Széchenyi megpróbálta helyrehozni, amit elrontott, de D’Alton kellemetlen helyzetbe hozta azzal, hogy szerződésüket nem írta alá. Teleki és Lissovényi grófokkal együtt felháborodott a viselkedésén.
Most pedig tovább ront helyzetén, szánalmas levelet írt O’Naghten-nek. Ez a megegyezés szembemegy Széchenyi erőfeszítéseivel. Mivel ezzel kellemetlen helyzetbe hozza, kéri D’Altont, hogy hatalmazza fel őt, hogy eljárjon az ügyében.
Mon cher D’Alton,[a] je viens de recevoir Votre Lettre du 7 Février[b] avec bien de peine, parce que je vois qu’avec la meilleur intention du monde, avec le zéle le plus actif, c’est presque impossible de Vous conseiller et de Vous servir! Vous avez dejā gâté une fois ce que mes soins ont obtenu dans votre malheureuse affaire, en me mettant dans un embarras bien sensible, en ne pas souscrivant le traité qui a été arrété entre nous, ce qui nous a fait manquer les fruits de nos négociations.[c] Vous[1] étes[2] plein de méfiance & et Vous ne m’avez pas écouté, en suivant votre tête, qui ne vous a pas bien conseillé dans toute cette besogne, il faut en convenir. J’avoue que moi, le Comte Teleky Me[d] de Lissovényi,[e] nous avons été indigné de votre maniēre d’agir, car aprés avoir été, pour ainsi dire trompé de tout le monde — Vous avez vu qu’il y avait des gens desinteressés et d’honneur qui Vous voulaient du bien — mais il parait qu’ils ont eule malheur de partager les soupcons, que Vous paressiez avoir contracté contre1 tout le pays! J ’avoue qu’il y a peu d’affaires qui mont tellement degouté – car outre ‘Les Lois defectifs,[3] une succession très mince3 et on ne peut pas plus embrouillée3 des gens sans3 honneur[4] – vient encore, pardonnez moi, mais il faut que je le dire franchement, votre conduite chancelante[5] et jamais déterminée. C’est vraiment pour se désespérer!
Vous avéz gâté mes efforts, en ne pas souscrivant le traité, ce qui est sûr, car dans ce moment nous tiendrions l’argent dans nos mains, et a présent Vous faites tout, ce que Vous pouvez faire, pour rendre mes soins infructueux pour la seconde fois et peut être pour toujours! La lettre que Vous venez d’écrire a Onaghten[f] ma fait rire de pitié! Vous n’auriez pu rien faire de plus sensible ā Vous et à moi, car les affaires des Onaghten sont tellement dans le désordre, il y a tant de pretendants, que la substance ne suffit pas à tout, et qu’il faut se dépêcher pour rattraper quelques Sous. Et tandis que je remue ciel et terre pour Vous servir – en voyant les choses de près,3 et sans illusion,3 en connoissant les lois du pays. — Vous avez la malheureuse idée, de faire un genre de traité avec Onaghten – qui paralise tous mes efforts, et qui me montre combien peu Vous connoissez pas seulement2 le monde, mais aussi les hommes. Si Onaghten était un honête homme, mais il ne l’est pas — même alors il ne pourroit pas remplir en Hongrie,3 les conditions de votre Lettre, car, et j’ai cru que dans le 4 de Vos voyages Vous avez enfin découvert cela, On ne peut pas donner en hypotheque des possessions nobilitaires,3 et Onaghten et ses frēres nont que cela – et qui diable Voulez Vous encore pour Caution ? Peutêtre Me Bujanovich![g] Et lannée 1830! Vous remettez encore à l’année 1830!!! Quand il n’y aura pas de substance pour payer un déjeuner dans bien peu!! Mais Vous avez la rage d’écrire, ce qui affectera Mr Onaghten2 bien sensiblement, lui qui est au moment d’être cassé, abandonné déshonoré de tout le monde — et qui a la peau, comme Vous savez, assez dure. Eh bien contre qui Voulez Vous écrire, contre Mr Splényi,[h] – moi peut être, Les Comtes Károlyi, Esterhazy ou bien contre la Hongrie! Pensez y bien, car je protége les vrais et la vérité, et après que moi et plusieurs de mes bien dignes compatriotes ont reconnu Vos droits, et que quelle manière Vous aviez été joué, et en connoissant très bien les Lois defectives de leur pays, ont tout fait pour Vous rendre service et que Vous soit par caprice soit entetement et ignorance Vous avéz été Votre plus grand ennemi – Nous serons forcés, et certainement je le ferai, d’instruire le publique et si c’est nécessaire le parlement ‘Que Vous auriez pu avoir votre argent, mais que Vous n’en avez pas voulu !
Je suis bien faché, cher D’Alton de Vous écrire cette Lettre, mais il faut passer par lā. J’exige de Vous de m’envoyer une Plenipotence – car je poursuis Vos affaires malgré Vous, il s’agit de mon honneur personnel, car on ne pourrait jamais croire a Vos procédés chancellant et variés.
Et si Vous trouvez de l’hunneur dans tout ce que je Viens Vous dire, pardonnez le moi, mais vraiment2 ce serait plus qu’angelique de ne pas perdre enfin patience, quand on se sent les pieds et les mains liés par celui, pour qui on veut marcher et travailler & & & — Tout le monde Vous fait dire bien des amitiés, mais on convient, que c’est plus que difficile de Vous être utile – Adieu, et de grace envoyez moi la plénipotence.
Le Ct. E. S.[6]
Pest 19 mars 1830
[1] Törölve egy szó.
[2] Utólag beszúrva.
[3] Széchenyi aláhúzása egyenes vonallal.
[4] Széchenyi aláhúzása hullámos vonallal.
[5] Javított szó.
[6] Le Comte Etienne Széchenyi
[a] Albert D’Alton ír származású osztrák katonatiszt, Richard D’Alton gróf (1732‒1790) táborszernagy fia, Széchenyi pártfogoltja.
[b] Albert D’Alton levele Széchenyi Istvánnak, 1830. február 7. MNL OL P 625–A–No.20.
[c] D’Alton és O’Naghten apja katonatársak és barátok voltak, erre alapozva O’Naghten 1000 fontot kért kölcsön D’Altontól, de az még kamatot sem fizetett neki. D’Alton vissza akarta szerezni a pénzét, ebben próbált neki Széchenyi segíteni. Az előzményekre részletesebben lásd Széchenyi levelét Felsőbüki Nagy Benedekhez 1830. március 31-én! Lásd még továbbá a D’Altonnak 1829. január 27-én, 31-én és március 5-én írt leveleket!
[d] Nem derül ki, melyik Teleki gróf volt érintett az ügyben.
[e] Lissovényi László pesti ügyvéd.
[f] William O’Naghten báró (1797–1849) ír származású osztrák katonatiszt.
[g] Bujanovics Lukács (1771–1835) táblabíró, Grassalkovich herceg jószágigazgatója.
[h] Splényi Ignác báró (1772‒1840) altábornagy, pesti hadosztályparancsnok, O’Naghten báró nagybátyja.
Ajánlott hivatkozás:
Széchenyi István Albert D’Altonnak, Pest, 1830. március 19. S. a. r. és jegyz.: Czinege Szilvia. Közli: Széchenyi István levelezése. Digitális kiadás. Szerk. Czinege Szilvia–Fónagy Zoltán. https://szechenyilevelezes.abtk.hu/ További hivatkozásnál rövidítve: SzIL–Digit